SALON 2013: XVIème salon du « Photographe d’Antan » de Mordelles

Le XVI salon du Photographe d’ANTAN a eu lieu le dimanche 31 mars 2013 à Mordelles. En plus de l’exposition de matériels photographique et de cinéma anciens, cette année ce fut l’occasion de revoir les différentes étapes essentielles qui ont marquées les début de l’art photographique en particulier par une démonstration sur le procédé des « Ambrotypes ».
Qu’est ce qu’un « Ambrotype », voici un peu d’histoire:
Le daguerréotype a été inventé par le français Daguerre en 1835. C’est un procédé uniquement positif ne permettant aucune reproduction de l’image. C’est l’un des premiers à enregistrer et à afficher une image de façon permanente et il est donc devenu le premier procédé photographique utilisé commercialement.
Le calotype est un procédé photographique inventé par William Henry Fox Talbot en 1841. Il permet d’obtenir un négatif papier direct et donc la possibilité de reproduire des images positives par simple tirage contact. Le procédé négatif-positif deviendra la base de la photographie argentique moderne.
En 1851 Frederick Scott Archer ont l’idée de remplacer le papier salé utilisé pour les calotypes par une plaque de verre sur laquelle ils ont fixé l’émulsion photo-sensible à l’aide de collodion humide. Ils obtiennent ainsi une image négative sur plaque de verre.
En 1854 James Ambrose Cutting remarque qu’en plaçant ce type de plaque sur un fond de couleur sombre il est possible de distinguer une image en positif. L’Ambrotype est donc un négatif sur plaque de verre au collodion humide que l’on a volontairement sous-exposé ou blanchis en utilisant un procédé chimique. L’image négative ainsi traitée est alors posée sur un fond sombre, ou bien le côté non émulsionné de la plaque a été recouvert d’un vernis noir ou rouge. L’image apparaît alors positive et ne présente pas le phénomène de miroitement du daguerréotype. Seul inconvénient, comme pour le daguerréotype, l’image est non reproductible mais le fait de ne pas avoir à tirer d’épreuve permet un gain de temps certain et surtout abaisse le prix de revient.
En 1853 le français Adolphe Alexandre Martin invente le Ferrotype alors qu’il cherchait un procédé permettant d’améliorer le travail de gravure sur plaques pour les imprimeurs. Il remplace la plaque de verre utilisée dans le procédé Ambrotype par une fine plaque de fer recouverte d’un verni noir (ou brun) au collodion. Il obtient ainsi une image positive qui peut ensuite être facilement gravée sur la plaque de fer puis imprimée. Comme les autres types d’images noir et blanc, les Ferrotypes peuvent être rehaussés de couleurs appliquées au pinceau par des artisans photographes.
Le public fut très nombreux et très intéressé. Nombreux sont ceux qui sont repartis avec « portrait – ambrotype« .

Le bénéfice du salon est intégralement reversé au financement des Chiens Guide d’aveugles et pour les enfants autistes du Centre de Médréac.